Traduire l’activité cérébrale spontanée d’un poisson-zèbre à l’autre

Traduire l’activité cérébrale spontanée d’un poisson-zèbre à l’autre

Même en l’absence de stimuli externes, le cerveau reste actif. Cette activité spontanée, essentielle au développement du système nerveux et au traitement des informations, est-elle propre à chaque individu ou repose-t-elle sur une organisation commune ? Dans le cadre d’une collaboration impliquant l’IPhT (CEA-CNRS), des chercheurs ont montré que des larves de poisson-zèbre partagent une organisation cérébrale similaire.

En combinant des enregistrements du cerveau entier à l’échelle de la cellule unique chez des larves de poisson-zèbre et des méthodes d’apprentissage statistique, nous montrons que les dynamiques spontanées partagent une structure commune entre animaux.

Des assemblées de neurones coactivés, organisées spatialement, réapparaissent chez différents individus et constituent des briques élémentaires de l’activité des populations neuronales. Cette représentation partagée permet une traduction fictive de l’activité d’un poisson dans l’espace neuronal d’un autre, tout en préservant une plausibilité spatiale et statistique.

Ces résultats suggèrent que les cerveaux organisent l’activité des populations neuronales selon des principes similaires afin de représenter des états internes. Nos travaux révèlent une organisation conservée dans le cerveau des vertébrés et établissent un cadre quantitatif pour comparer les dynamiques cérébrales entre individus et entre conditions.

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